J’ai travaillé dans une association en banlieue parisienne où je travaillais en contact avec les personnes migrantes. A plusieurs reprises, j’ai été victime de harcèlement sexuel de la part des hommes qui participaient à ses programmes. Lasse de recevoir des SMS insistants et des remarques douteuses, j’ai fait part de ce problème à mes collègues. Si je n’ai pas eu droit au traditionnel « tu étais habillée comment », on m’a quand même gentiment répondu que :
- L’association faisait des formations pour l’emploi et non des formations civiques et citoyennes. Traduction : tu es notre employée mais prévenir le harcèlement et protéger nos salariés ne fait pas partie de notre travail.
- Qu’il fallait vraiment que j’apprenne à travailler dans un environnement interculturel. Parce que « Oui, tu comprends, il est insistant, mais c’est sa culture, il faut savoir faire preuve de tolérance… »
Ah bon ?! Moi qui croyait que le sexisme était universel…
